Tears of Joy

— Un 'blend' musical délicieux de l'Angleterre du 17ième siècle (2009)

Zefiro Torna

  1. Anon. - Shall I weep or shall I sing
  2. Thomas Brewer (1611-c1660) - Mistake me not, I am as cold as hot
  3. Robert Ramsey (fl. 1616-1644) - Go perjur’d man! And if you e’er return
  4. Matthew Locke (1621-1677) - Pavane
  5. Thomas Morley (1557-1602) - Thyrsis and Milla (The First part)/She straight her light green silken coats (The Second part)
  6. Anon. - Have I caught my heav’nly jewel
  7. Thomas Campion (1567-1620) - It fell on a sommers day
  8. John Bartlet (fl.1610) - Of all the birds that I do know
  9. Anon. - Drewries accordes
  10. Anon. - La Rossignol
  11. Francis Pilkington (c1570-1638) - Rest, sweet nymphs
  12. Henry Lawes (1596-1662) - Slide soft you silver floods
  13. Anon. - My ladies careys dump
  14. William Webb (fl.1620-1656) - Pow’rful Morpheus, let thy charms
  15. Robert Johnson (c1583-1633) - With endless tears
  16. Robert Johnson (c1583-1633) - The Flat Pavan - Galliard
  17. Thomas Robinson (1588-1610) - A Song to the Cittern “Now Cupid, look about thee”
  18. Tobias Hume (c1569-1645) - Tobacco
  19. Broadside Ballad - Tobacco
  20. Thomas Ravenscroft (c1582-c1635) - Martin said to his man
  21. Thomas Ravenscroft (c1582-c1635) - A Round of three country dances in one
  22. Trad. - Butterfly (Jig)
  23. Robert Johnson (c1583-1633) - Have you seen the bright Lily grow
  24. John Dowland (1563-1626) - Time stands still


Au début du 17ième siècle dans l’Angleterre d’Elisabeth I et des Stuarts on adorait ‘a good song’ (une bonne chanson) et la musique de danse. Le ‘ground’ (ton) traditionnel, des allemandes, des pavanes et des gaillardes, des ‘country dances’ (danses folkloriques), des ‘jigs’ (gigues) et des ‘catches’ (canons) y résonnaient en plus de la ‘folksong’ (chant populaire), la chanson mélancolique de luth, le madrigal italien ou les ‘canzonettes’ à trois voix. C’était une période dans laquelle la musique était entrelardée de références aux jeux de cours exubérants ou masques et aux tragédies ou comédies du théâtre Shakespearien. D’ailleurs, beaucoup de compositeurs étaient alliés à la fameuse compagnie de théâtre The Kings’s Men.

Le grand maître John ‘semper dolans’ Dowland et son contemporain Robert Johnson entament le siècle avec leurs chansons exquises et la superbe musique de luth. On rencontre la musique de consort vocale-instrumentale entre autres chez Thomas Morley, Philip Rosseter et Richard Allison. Des compositeurs comme Henry Lawes et William Webb leurs succèdent. Ils sont particulièrement connus par leurs ‘song-books’ (livrets de chansons) qualitatifs. Pour finir, vers 1650 on termine chez l’éditeur à succès du manuel de la musique anglaise de danse, intitulé « The Dancing Master », John Playford.

L’ensemble Zefiro Torna rassemble la crème de la scène musicale belge historique et traditionnelle et offre un ‘blend’ (mélange) musical délicieux dans lequel la voix cristalline de la soprane Cécile Kempenaers se mélange avec le luxe de cordes des luths, du cistre, de la guitare, du théorbe et du nyckelharpa.

How does one reconcile the past to the present? How does one mediate a language, and an idiom, that seems so remote and so alien? (…) This band’s answer, largely, is to warp drive back to the future; to energise, Star Trek style, onto a distant time and planet armed with the impedimenta of post-1960s folk music. They have boldly gone where few, if any, have gone before. Lute songs, Jim, but not as we know them. Jonathan Woolf, Musicweb International

Tears of Joy balance de façon délicate entre la beauté pure, la tragédie, l’intériorisation et la gaieté, des grivoiseries et un ‘groovy feel’ (sentiment excentrique).

Cécile Kempenaers soprane
Didier François nyckelharpa
Jurgen De bruyn luth reniassance, arciliuto, guitare de baroque, chant
Philippe Malfeyt luth renaissance, cistre, théorbe, guitare de baroque, percussion